les systèmes d’ancrage ondulés


L’industrie de la construction est en constante évolution. Les entreprises doivent assimiler de nouvelles techniques de travail, de nouveaux produits, de nouveaux concepts et bien d’autres éléments. Cette innovation incessante est due en bonne part au développement ininterrompu des nouveaux matériaux mis en marché, mais aussi aux modifications majeures qui découlent des expertises accumulées. Il s’ensuit que le Code
national du bâtiment et les normes spécifiques à la maçonnerie sont en constante transformation. Cet article à pour but de vous familiariser avec les modifications à la réglementation sur les systèmes d’ancrage.

Dans cette nouvelle réglementation, le terme « ancrage pour la maçonnerie » a été remplacé par celui de « connecteur pour la maçonnerie ». Ce terme s’applique à l’attache, à l’ancrage ou à la pièce de fixation. Il faudra donc que vous soyez bien vigilants dans vos lectures de devis puisque le terme décrit une nouvelle réalité.

La récente édition de la norme A 370-04, intitulée « Connecteurs pour la maçonnerie », met l’accent sur la corrosion. La norme utilise notamment une référence appelée IAPB ou Indice annuel de pluie battante. Cet indice est le produit des précipitations annuelles moyennes (en mètre) et des vitesses de vents annuelles moyennes (en mètre par seconde).

Selon les tableaux et analyses de la réglementation, le niveau minimal de protection contre la corrosion au Québec est le niveau 2. Ce niveau est décrit à l’article 5.2.3 comme suit : « Les connecteurs utilisés dans les milieux nécessitant une protection contre la corrosion de niveau 2 doivent être fabriqués d’acier au carbone galvanisé à chaud après formage. »

Il est très important ici de comprendre qu’une galvanisation à chaud est un revêtement de surface. Il peut donc être endommagé par une manipulation inappropriée ou abusive. L’article 4.2.1.2 en décrit très bien le principe :
« Un connecteur ne doit pas être courbé, plié ni autrement modifié après la galvanisation à chaud si de telles opérations risquent d’en endommager le revêtement de zinc ou d’en réduire la résistance à la corrosion. »

Les fabricants consultés nous ont informé que la galvanisation à chaud est déjà très répandue dans la fabrication des connecteurs rigides et bipartites. Mais qu’en est-il pour les pattes de fixation ondulées (feuillard) ? La situation est plus contraignante. Les pattes de fixation ondulées doivent maintenant posséder une épaisseur de 0,80 mm et toute opération de coupage, cisaillage, bosselage, pliage, ou perçage doit être effectuée avant la galvanisation à chaud. Ainsi les pattes de fixation ondulées devront être pré-pliées à l’achat. Selon certains fabricants, cette exigence entraînera une forte augmentation des coûts. Il pourrait, malgré le coût élevé, être préférable de les faire fabriquer en acier inoxydable. Les entrepreneurs devraient vérifier dès maintenant l’impact sur leurs coûts de l’utilisation de connecteurs bipartites (ex. BL-312) et de fixations ondulées.

D’autres modifications majeures doivent être considérées. Elles sont décrites à l’article 10.5.1.2 : 

Lorsque des pattes de fixations ondulées normatives servent à liaisonner un placage en maçonnerie à une structure porteuse, les exigences suivantes s’appliquent :

  1. Dans le cas de la maçonnerie pleine, les pattes doivent être encastrées d’au moins 50 mm dans le mortier à partir de la surface intérieure de la maçonnerie
  2. Dans le cas de la maçonnerie à éléments creux ou demi-pleins, les pattes doivent être :
     -(i) encastrées d’au moins 50 mm dans le mortier à partir de la surface intérieure de la maçonnerie, le long de l’âme couverte de mortier de l’élément de maçonnerie; ou
    - (ii) accrochées à la surface intérieure de l’élément de maçonnerie et encastrées d’au moins 50 mm dans une cellule remplie de coulis ou de mortier.
  3. Les pattes doivent être raccordées directement à la structure porteuse et reposer sur cette dernière.
  4. Les pattes ne doivent pas être courbées, pliées ni inclinées entre le placage en maçonnerie et la structure porteuse, sous réserve de l’article 10.5.1.3.
  5. Les pattes ne doivent pas être utilisées dans des bâtiments dépassant 11 m de hauteur à partir du sol.


10.5.1.3
Lorsqu’une patte de fixation ondulée normative est fixée à une structure porteuse en bois :
  1. elle doit être pliée à angle droit au moment de la fabrication, à moins de 6 mm du trou pré-percé ;
  2. la pièce de fixation doit être une vis à bois d’un diamètre de 6,1 mm et protégée contre la corrosion conformément au chapitre 5; et
  3. la pièce de fixation doit être enfoncée d’au moins 38 mm dans la structure porteuse en bois (non tenue en compte l’épaisseur du revêtement appliqué sur la structure porteuse).
10.5.1.3

La largeur de calcul maximale du vide dans le cas des pattes de fixation ondulées normatives doit être de 25 mm et conforme à l’une des combinaisons d’espacement maximal suivantes :

  1. 400 mm horizontalement et 600 mm verticalement; ou
  2. 600 mm horizontalement et 400 mm verticalement

En résumé, il faut retenir que le code et les normes définissent ce
qui est la qualité minimale exigible dans la construction. Aussi,
tous travaux effectués sous ces critères seront déclarés des vices
de construction pour lesquels vous serez tenus responsables.



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